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Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 19:34

Je souhaiterais vous faire part de certains événements qui ont bouleversés ma vie depuis peu de temps et dont j'ai été en quelque sorte le témoin, peut-être plus. Je n'ai plus rien à perdre alors autant vous avertir. Tout a commencé un jour, alors que j'étais à la cafét' de mon université avec une bande de potes. On était en train de manger nos sandwichs, quand l'un d'eux, Nathan, s'est mis à lancer la discussion. Il avait trouvé un site qui, si on y publiait une photo de nous, nous la renvoyait mais au moment de notre mort. Voyant qu'on ne le croyait pas, il a sorti son portable et nous a montré deux photos.


La première le représentait dans le parking de l'université, où il garait chaque matin sa moto avant de venir en cours. Il se tenait à côté de sa bécane, le casque sous son bras droit et le guidon dans la gauche. Son visage de grand bébé, cheveux blonds frisés, yeux bleus et lèvres charnues, souriait. Je pense que c'est sa copine qui a pris la photo à ce moment-là, mais ce n'est pas important. L'autre photo la représentait dans la même posture mais avec un visage horrible : la moitié gauche du crâne était complètement défoncée et un œil éclaté laissait couler un liquide noir sur sa bouche, toujours souriante. J'ai été pris d'un haut-le-corps à cette vision pendant que les autres sifflaient ou bien s'esclaffaient de rire.


-La vache, C'est super bien fait ! Photoshop ?


-Aucune idée, répondit Nathan. Sûrement un type qui bosse dans le cinéma gore et qui veut soit tuer le temps, soit se faire connaître


-Eh bien qu'il reste dans son coin avec ses ambitions plutôt que de publier de telles horreurs. T'as eu ça où ? Demandais-je.


-J'sais pas, une espèce de trombi. Je dois avoir le lien dans mon historique. Vous voulez que je vous l'envoie ?


Il y eu quelques refus, plus par suspicion que par peur, mais Max accepta l'offre. Le lendemain, il nous exhiba son cliché : on le voyait allongé sur le plancher de sa chambre, bras croisés derrière la tête. Même l'ombre du photographe, sa petite amie, était visible. Il était en revanche méconnaissable sur l'autre, couvert de sang des pieds à la tête, des plaies profondes s'étalant un peu partout sur le torse, et l'ombre ne tenait plus un appareil photo mais un long couteau de cuisine. 


-Ta copine aide son père dans sa boutique de charcuterie ? demanda Alexandre.


Là-dessus, tout le monde éclata de rire, même moi. J'aime bien l'humour noir, sanglant ou non, et j'avais besoin de me détendre. C'était juste une connerie trouvée sur le web, le seul truc qui me gênait était de voir les deux photos, la normale et la "sanglante", côte à côte, l'expression du visage de mes amis ne changeant pas. Comme si ils ne se rendaient pas compte de leurs blessures...Mais ce n'étaient que des photos, impossible que leur visage puisse bouger sur elles. On était donc là, à se marrer, quand le portable de Nathan sonna. Un SMS. Il le lut et quand on lui demanda qui c'était, il répondit juste "Rien, sûrement un faux numéro".


Poussé par la curiosité, je me suis décidé à explorer ce fameux site. Trombinodeath, que ça s'appelle. Une page noire, toute simple, avec un champ pour entrer notre adresse mail et la photo que l'on souhaitait "gorifier". Le mec proposait même des albums de ces anciens clients, tous satisfaits si l'on en croyait son message en dessous. Les photos ne différaient pas trop de ce que Nathan et Alexandre m'avaient montré, une normale et une sanglante juste à côté. Il n'y avait pas que des jeunes de notre âge mais également des plus ou moins âgés. Je continuais mon exploration mais la photo d'une petite fille blonde de quatre ans, un bras écrasé et le crâne en partie broyé, me décida à détourner les yeux de mon écran. Conneries. Je fermais la page et allais me coucher.


Le lendemain, je remarquais que Nathan était plus pâle que d'habitude. Son teint rose et frais avais quelques teintes en moins et des cernes étaient apparues, comme si il n'avait pas dormi de la nuit. Il jetait des coups d’œil maniaques à son portable et dès que la sonnerie de ses sms sonnait, il envoyait un message avant de le claquer d'un geste brusque. On se posait pas de questions, sûrement un problème avec sa petite amie ou un truc dans le genre. Pour détendre l'atmosphère, on se remit à parler de Trombinodeath. Bastien nous a montré sa photo : il était dans une barque avec son oncle, grand amateur de pêche, mais les deux avaient disparus sur l'autre partie, la "gore". Bien que ça l'était beaucoup moins que les autres. Enfin, celle d'Alexandre le représentait, bras derrière la tête, dos à un mur tout comme son pied droit. Sur la suivante, on le voyait avec sa jambe arrachée, du sang coulant à flot, et une bonne partie de son bras manquait. On y voyait même un os dépasser. Le tout avec explosions de sang. Je courût vers les toilettes rendre ce que j'avais sur l'estomac, c'était vraiment trop horrible. Quand je revint à la cafet', l'ambiance avait changée du tout au tout. Tous se fixaient d'un air...bizarre. Je ne savais pas comment le décrire à ce moment-là.


-J'te savais pas si sensible, ricanait Max. Un bon "vendredi 13" et ça te passera


-C'est bon arrêtez avec vos conneries, c'est soûlant ! cria Nathan d'une voix geignarde.


Il était au bord des larmes et tentait de se contenir en essuyant ses sanglots d'un air rageur. Finalement, il se leva, prit son sac et se dirigea vers la sortie. On était tous là, comme des crétins, tentant de comprendre pourquoi il avait agi comme ça. Aucune de ses ruptures avec une fille ne lui avait jamais causé autant de soucis, peut-être qu'un de ses proches était décédé. On discutait de ce qui pouvait bien lui arriver quand soudain, un bruit de carrosserie se fît entendre du parking. Vu qu'il était assez loin de la cafet', le choc devait être violent pour qu'on puisse l'entendre d'ici. Tout le monde se précipita pour voir, et j'étais presque heureux d'avoir déjà rendu aux toilettes ce que j'avais avalé.


La victime était Nathan, projeté contre le sol, la tête contre le coin du mur séparant la rue de l'université. Sa moto était couchée sur le flanc, à quelques mètres de lui. Le choc devait être violent pour qu'il se retrouve aussi loin de sa bécane. Mais le plus effrayant était son visage : la moitié gauche du crâne complètement défoncée, à découvert, et un œil éclaté laissant couler un liquide noir sur sa bouche. Les profs nous ordonnèrent de nous en aller tandis qu'une large tâche de sang s'écoulait en cercle autour de sa tête et ça, ça n'apparaissait pas sur la photo. On entendit la sirène des ambulanciers peu après mais c'était trop tard, Nathan était mort. On avait pas trouvé de témoins et bien que l'accident de la route fût la chose la plus logique, c'était tout de même improbable puisqu'il était encore dans le parking. Il aurait fallu qu'un bolide lui fonce dessus pour l'amocher autant mais là encore, la marge de manœuvre était trop étroite pour permettre un tel exploit et pour 
filer sans se faire remarquer.


Le jour de la mort de Nathan était un vendredi. Alors que nous nous étions content de vivre deux jours de répits entre les études, lui pouvait se targuer d'avoir un repos éternel...J'avais décidé de rester dans mon apart', tout comme Alexandre. Bastien rentrait chez ses parents et Max chez sa copine. Je me demandais si c'était une bonne idée vu que l'un de nos amis était mort presque sous nos yeux. On aurais pas dû se séparer aussi tôt, la ressemblance était tellementfrappante...Je passais la journée du samedi à me retourner ces pensées, n'osant ouvrir le trombinodeath au cas où...mais non, ce n'était qu'un hasard. Finalement, la répétition que j'avais le lendemain avec la troupe de 
théâtre dont je faisais partie me calma. Jusqu'à ce que reçoive un appel d'Alexandre.


-Allô ?


-Je viens de recevoir un appel de la mère de Bastien. Il s'est noyé avec son oncle alors qu'il était à une partie de pêche, dit-il d'une voix rapide.


Je fîs tout de suite le lien dans ma tête. L'ordre des photos, puis celui des morts...Bordel de M-


-Appelle Max ! Grouille-toi ! Je prend sa mère !


Je raccrochais tout de suite et composais le numéro de la mère de Max. Une tonalité...Deux tonalités...Trois tonalités...décroche, vite...


-Allô ?


-Allô madame ? C'est un ami de Max. Est-ce qu'il est chez vous en ce moment ?


-Non, il est chez son amie, me répondit-elle, quelque peu surprise par mon ton pressant. C'est une urgence ?


"Oui madame, votre fils est certainement en train d'agoniser en ce moment même, poignardé par sa "petite amie". Préparez la boîte et de mouchoirs, et d'enterrement, je vous rappelle dès que j'ai du nouveau", me retins-je de dire.


-...Non...c'est rien. Bonne journée à vous et désolé du dérangement.


Je raccrochais, fébrile. Il ne fallait pas que je dise quoi que ce soit. Imaginez un peu que toute ma théorie sur ce soi-disant trombi de la mort ne soit qu'une imbécillité et que j'ai tort, je passerai pour quoi après ? J'attendais donc l'appel d'Alexandre. Mon téléphone sonna peu de temps après.


-Alors ?


-T'avais raison...Putain t'avais raison...


Mes doigts se crispèrent sur l'appareil. 


La suite ressemble à n'importe quel Derick ou Navarro. Larmes, médias, petites coupures dans les journaux et interrogatoires. La responsable de la mort de Max était bien sûr sa copine. Pourquoi avait-elle fait ça ,en revanche, c'était un mystère. Elle était muette, parlait dans le vide, on avait rien pu tirer d'elle. Je crois que ses parents songent à l'envoyer dans une clinique psychiatrique. Quand à Bastien, les preuves étaient comme noyées avec lui. Rien. Son corps et celui de son oncle avaient été repêchés mais aucune trace de lutte ou de drogue n'avait été trouvée. Les preuves semblaient disparaître.


Je m'était bien sûr gardé de parler du trombi aux policiers. Tout cela n'était qu'un hasard. Oui, tout cela n'était qu'un hasard, et rien d'autre. Il n'existait pas de site internet pour tuer les gens à l'aide d'une simple photo. Les phénomènes paranormaux n'existaient pas et il faudrait de toute façon une très grande méticulosité pour réaliser ces meurtres. Du pouvoir, aussi. Mais qui paierai et organiserai tout cela juste pour tuer des adolescents ayant voulu blaguer sur un site internet un peu gore ? Je leur parlais néanmoins du comportement étrange qu'avait eu Nathan le jour de sa mort et de l'anxiété qu'il dégageait à chaque fois qu'il regardait son portable. Les policiers restèrent stoïques, mais ils m'indiquèrent qu'aucun message de menace ou de suicide n'avait été trouvé sur ce dernier.


Au final, il ne restait qu'Alexandre et moi. Je n'oubliais pas la photo qu'il m'avait montré quelques jours avant, elle était gravée dans ma mémoire comme toutes les autres. Quelle belle photo-souvenir que celle de ses amis, souriants, massacrés. On ne se quittait plus, ou bien le moins possible. On passait toutes nos soirées ensemble, nos repas du midi, nos heures d'études. Les autres nous laissaient tranquilles, pensant qu'on devait faire notre deuil. Inutile de vous préciser qu'on évitait le plus possible des quais de gare. Même si c'était complètement stupide, on n'osait pas s'approcher des trains. Tout cela n'était qu'un hasard, mais une partie de moi était tiraillée par ce qui allait être une certitude.


Une semaine passa et Alexandre décida de rentrer chez lui voir ses parents. Aucune partie de pêche n'était prévue et il n'avait pas de petite amie, ce qui me fît pousser un petit rire nerveux. Le problème était que pour rentrer chez lui, il lui fallait prendre un train. Mais une semaine était passée et les autres étaient morts très peu de temps après avoir reçu leurs photos, je pensait donc que tout danger était écarté, même si il n'y avait jamais eu aucun danger puisque ce n'était qu'un pur et simple hasard. Je me décidais cependant à l'accompagner, juste au cas où. Mais la tragédie frappa.


Le train qui devait porter Alexandre chez lui était en retard, ce qui ne semblait pas l'arranger : il était pâle, comme malade. Nous étions assis sur un banc à l’extérieur, sur le quai opposé à celui où il se trouvait sur la photo. Je me proposai pour aller lui chercher un thé. Une bonne boisson chaude et il retrouverait ses couleurs, comme je le voulais, ce afin d'effacer le moindre petit doute qui résidait en moi. Il avait acquiescé d'un signe de tête. Je me suis levé pour aller au distributeur de boissons, puis la scène fût à jamais imprimée dans ma mémoire. Le tintement des pièces insérées dans la machine, l'annonce du haut-parleur de la gare, puis le grondement du train qui passait à toute vitesse et dans lequel se fondait un craquement sinistre. Presque sans surprise, je me dirigeais vers la sortie, un gobelet de thé vert à la main, et une fois sur le quai je tournais lentement les yeux vers l'endroit de la photo.


Vous connaissez désormais la scène. Le petit orchestre de mes pensées s'était tu pour ne laisser place qu'à un silence assourdissant. Je le savais. Je savais que ça allait avoir lieu et je n'ai rien fait pour l'en empêcher, trop obtus dans mes pensées rationnelles et pourtant enclin à un doute...
Je ne sentais plus rien tellement j'étais plongé dans mon horreur. À mon "réveil", je me trouvais assis dans une ambulance, une couverture de survie sur le dos et le gobelet de thé désormais froid serré dans mes mains. Ce sont les paroles de deux hommes, tout près du véhicule, qui m'ont définitivement sortis de ma léthargie :


-Et lui, il doit être éliminé comment ?


-Attends, je regarde...Nan, il est pas sur la liste. On le laisse.


Quelques secondes après ces paroles, une sonnerie de portable retentit, me faisant sursauter et renverser le thé. Mon portable était en mode vibreur, aussi eus-je l'immense surprise de trouver dans ma poche celui d'Alexandre. Il avait dû me le glisser avant que je ne rentre dans la gare. J'ouvris le sms reçu et put lire "L'équipe Trombinodeath est ravie de vous avoir rendue service. Puissiez-vous trouver le repos éternel". Je parcourût les anciens sms : il y en avait un petit tas, tous signés par « l'équipe de Trombinodeath ». Quelques secondes plus tard, un autre sms, cette fois-ci pour moi, s'afficha sur lécran : « tu n'as rien vu, tu ne sais rien, et tu ne feras rien. Autrement, tu figureras sur la liste. »


Je levais les yeux vers la foule. L'un des hommes y était, remuant son portable en l'air en me fixant avant de tourner les talons.


Ce soir, je me suis enfin décidé à retourner sur le Trombinodeath. Les corps de mes amis y figurent, "satisfaits". Je me suis pris en photo dans ma chambre et je l'ai envoyé sur le site, mais je n'ai pas besoin qu'on me la renvoie pour savoir de quoi je mourrai. Car après tout, la corde est déjà sur la première.

Par Koukin - Publié dans : • Légendes retranscrites
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 19:22

Topic tiré d'un forum, à présent supprimé :



"Subject : Hasard


Jess-x : J'ai trouvé sur plusieurs forums des discussions autour d'une image qui porterait apparemment chance. Beaucoup de membres auraient témoigné sur la véricité de cette information mais je n'arrive pas à mettre la main sur "Hasard", le nom présumé de cette image. A chaque fois que je demande plus d'infos sur celle-ci, on ne me répond pas !! J'aimerais savoir une bonne fois pour toute ce que c'est et où la trouver. Merci.
Jojocab99 : Un fake pour les newbies, cherche pas. Si une image portait VRAIMENT chance on le saurait. Wink
Victoriah : j'en ai aussi entendu parler, si vs avez plus d'infos mp-moi merci
Kiwii : LOL. Bande de pigeons
X-bubble-x : Je pensais que ce serait un gros fake ton histoire, mais j'ai demandé à ma tante qui est voyante des infos sur cette image, et elle la connaît effectivemment !!! Selon elle c'est une photo souvent utilisée dans le milieu de l'art divinatoire, et y aurait dessus une personne qui sourit ou pleure... elle a pas voulu m'en dire plus, affaire à suivre...
Jojocab99 : Ca sent le multicompte haha
Yumad : Flippant, j'en ai aussi entendu parler de ce truc...
Voici le message qu'un de mes contacts facebook m'a envoyé. Je ne fais que le relayer, les fautes sont totalement authentiques... Mais ça ressemble à une chaîne de merde encore une fois : 
"Si vos contacts vous envoient en discussion instantanée un fichier appelé Hasard.exe ne cliquer surtout pas c'est un virus !!! une amie c'est fait piraté avec ça !!! protégez absolument vos comptes"
Waterloo66 : Une image en .exe ? Mais bien sûr ! --'
Jess-x : Merci à tous pour vos infos ! Vous êtes bien le seul forum qui ait voulu m'en dire plus...
Li-Li-Th : J'ai trouvé un truc intéressant pour vous !! C'est copié/collé d'un autre forum :
"Vous avez déjà entendu parler de hasard.bmp ? Non ? C'est une image qui peut vous apporter bonheur, malheur, chance, malchance... Gare à vous cependant, ce n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Apparue en 2005, cette image est passée de contacts en contacts. C'est à la base une chaîne comme le témoigne un extrait du mail initial :
"La chance sera-t-elle de la partie aujourd'hui ? Je te le souhaite. Envoie cette image à tous tes contacts et tu verras l'expression du hasard. Attention, si tu ne l'envoies à personne, il y a plus de 80% de chance que Hasard.bmp montre la malchance... MARCHE VRAIMENT" "
Kiwii : C'était pas censé être en ".exe" déjà ?... Le format d'extension a changé c'est pas normal
X-bubble-x : Hellooo j'ai requestionné ma tante ! Comme le dit Li-Li-Th elle aurait reçu cette image par mail en 2007, soit 2 ans après son apparition... Elle m'a dit que c'était possible qu'elle l'ait encore, elle va chercher !!
Victoriah : mais si c passé de contacts en contacts pk bcp de gens en ont jamais entendu parlé ???
Li-Li-Th : Pour Victoriah => je copie la suite :
"L'affaire Hasard.bmp aurait été étouffée vers 2008. Beaucoup de gens qui l'ont vue n'ont pas décidé de l'envoyer, car des témoignages affirment qu'il "ne faudrait jamais connaître la malchance d'Hasard.bmp"."
Donc en fait, c'était un accord tacite entre les gens qui l'ont reçue, ils ont décidé de pas l'envoyer pour le bien de leurs contacts... Ca fait froid dans le dos...
Gloups : Etonnant que tout le monde décide de ne pas envoyer cette photo comme ça... Ca devait être dans l'inconscient collectif de tous ceux qui ont vu l'image, j'ai vu ça en sociologie !
LovelyDay : Oh allez, tout le monde parle de ce truc comme si c'était horrible... D'ailleurs, je croyais que ça portait plus chance que malchance ?...
Li-Li-Th : Effectivement, Gloups ! LovelyDay : En fait ça a l'air de dépendre des témoignages... Là j'ai une personne qui se dit "satisfaite de Hasard.gif".
Waterloo66 : L'extension a encore changé... :/
LovelyDay : Mouais... Ca a l'air d'être une grosse légende urbaine ce truc, en plus c'est pas cohérent parce que comme ont dit Waterloo66 et Kiwii, les extensions correspondent jamais et les témoignages sont illogiques.
X-bubble-x : Les gens !!! Je vais chez ma tante demain, elle vient de m'appeler, elle a retrouvé l'image !! Dès que je suis chez elle, elle me donne la clé USB avec Hasard et quand je rentre je la mets sur le forum ok ???
Victoriah : mais donc ta tante elle a revu l'image ????? Surprised
X-bubble-x : Je lui ai posé la question, elle m'a dit qu'elle avait pas osé la revoir. Elle l'a simplement mise sur sa clé USB !
Jojocab99 : Bon finalement je commence à croire à votre histoire... Mais ça a sûrement un rapport avec la parapsychologie, car je ne pense pas qu'une image puisse tout bonnement provoquer chance ou malchance !!... Li-Li-Th, poste ton témoignage positif s'il te plaît !!
Li-Li-Th : Le voici : "Hasard.gif m'a aidé dans ma vie. C'était vraiment mon jour de chance. Je l'avais reçu d'un e-mail de ma meilleure amie. Elle voulait mon bien de toute façon, c'est par amitié qu'elle a tenu à me l'envoyer. Je transmis l'image à tous mes contacts et quand je l'ouvris, une personne avec une veste en jean me souriait tendrement. Une agréable sensation parcourut mon corps, j'étais à présent détendue. Je ne sais pas à quoi c'est dû, mais je ne crois que ce que je vois, et croyez-moi, ce jour-là, j'ai vu ! Oui, j'ai vu les effets de Hasard.gif ! Car je reçus une promotion à mon travail, et on m'annonça la guérison de mon mari gravement malade ! Ce fut un très beau jour. Si regarder tous les jours cette image pouvait m'apporter à chaque fois de la chance, je le ferai ! Mais je pense qu'il ne faut pas en abuser. Et puis dans le mail il est indiqué que cela peut porter malchance également... Je conseillerais à tous ceux qui ont le choix de regarder cette image de foncer ! Nous provoquons le hasard tout le temps, une fois de plus, une fois de moins, c'est rien du tout !..."
Victoriah : là ça donne envie de la voir :p
Jess-x : Wow ! Vous avez trouvé beaucoup de choses ! Merci beaucoup ! Mais comment on peut savoir si on est chanceux ou pas ?
Li-Li-Th : Sur un autre site encore : "Si vous fixez cette image intensément durant plusieurs minutes, un signe de chance ou de malchance apparaîtra." Donc apparemment on reconnaît directement si on est chanceux ou pas.
LovelyDay : En fait je sais pas où tu cherches Li-Li-Th mais tu trouves beaucoup de truc... Sur le surface web (le web normal) on trouve presque rien, mais j'ai cherché sur le deep web et j'ai trouvé des témoignages aussi !!
Jojocab99 : LovelyDay envoie tes liens en onion par MP, je vais aussi aller sur le deep pour voir !
Kalila : Je confirme, sur le web normal, il n'y a plus aucune info... Comme si tout avait été supprimé ! C'est pas possible pourtant !
Gloups : Bon dès que X-bubble-x poste l'image je peux cliquer en éclaireur si vous voulez ! J'ai trop hâte de voir ce que c'est !
Kalila : Ouais moi aussi !! Ca vous dit qu'on clique tous en même temps ?
X-bubble-x : C'est bon j'ai la clé USB !! je l'héberge, vite !
Victoriah : nan Kalila g trop peur de cliquer moi en fait xD
Li-Li-Th : X-bubble-x, ta version est en quoi ? .Gif ? .Exe ? .Bmp ?
X-bubble-x : .Gif ! Ca charge là ! Je l'ai pas regardée pour l'instant, j'ai trop peur aussi xD
Jojocab99 : Peut-être qu'il y a deux versions de Hasard en réalité !! Une du genre Chance et l'autre Malchance... Et ceux qui transmettent la chaîne ne sont pas au courant qu'il en existe deux !
X-bubble-x : Bon le gif fait environ 2 Mo, c'est long à charger là x)
Au fait, ma tante vient de m'envoyer un message en me disant de ne montrer Hasard à personne, car elle n'a pas envie qu'elle refasse surface sur le web !
Li-Li-Th : Vite il me tarde de le voir :p 
X-bubble-x : J'ai copié le lien et j'ai tout de suite refermé l'onglet :p Qui pour voir en premier ??
le lien : http://hpics.li/3495e77
Gloups : Arnaque, c'est un gif et ça bouge pas ! x)
Li-Li-Th : Faut le regarder "intensément durant plusieurs minutes" je rappelle hein !!
Gloups : Je vais pas perdre mon temps à regarder ça durant une heure --'
Victoriah : ça fait 30 secondes que je regarde...
Jess-x : Oh tu l'as postée X-bubble-x ??? Merci beaucouuuup ! On l'a enfin trouvée cette image dont tout le monde parle à demi-mot ! Smile je la regarde aussi !
Gloups : Bon ça fait je sais pas combien de temps et toujours rien
Victoriah : ooooooooh putaiiiiiiiiin
Li-Li-Th : Quoi ???
Victoriah : le truc m'a souri c'est bon signe ou pas ???
Li-Li-Th : euh oui je crois oui !
Victoriah : je me sens bizarre
Gloups : VICTORIAH T'AS VU PAREIL QUE MOI ??
Victoriah : OUII je pense !! un sourire horrible 
Kalila : Remix de Smile.jpg ? xD
Victoriah : c'est pas drôle putain
LovelyDay : j'ai vite fermé quand ça a commencé à s'assombrir !! Hideux !
Jojocab99 : j'ai trouvé le même fichier sur le deepweb ! flippant franchement, et je me sens plus stressé que d'habitude là
Kiwi : Je retire ce que j'ai dit, vous n'êtes pas des pigeons. 
Kalila : je l'ai aussi vue, c'est bon. j'espère que c'était "chance" pour moi, j'ai pas vu de signe annonciateur...
X-bubble-x : je me suis enfin décidé à la voir... je ferai aucun commentaire. Je me sens exténué, j'aimerais aller me coucher mais je vais pas dormir. Ce truc a réussi à me crever.
Waterloo66 : Moi je vois juste un truc qui bouge pas...
Jess-x : La curiosité est un très vilain défaut, je n'aurais pas dû essayer d'en savoir plus. Je comprends pourquoi plus personne ne parle de ça sur le web normal à présent... Je pense que cette image peut rester entre nous, évitez de l'envoyer à des gens extérieurs du forum. Je demande aux modérateurs la suppression de ce topic. Ceux qui ont vu Hasard.gif comprennent pourquoi.
Moderateur : La présence de telles images sur le forum ne devrait pas être autorisée. Comme Jess-x me l'a demandé par MP, je supprime ce topic."


C'était moi Jess-x. Les membres du forum qui disent avoir vu Hasard.gif ne se connectent plus depuis cet incident.
Des recherches complémentaires m'ont permis d'en savoir plus sur ce gif : il en existerait effectivement plusieurs versions, une appelée Hasard.Chance et l'autre Hasard.Malchance. Sur 100 mails d'envoi de Hasard.gif, seuls 10 contiendraient Hasard.Chance, ce qui expliquerait la présence d'un plus grand nombre de témoignages négatifs à propos de l'image. 
La version qui fut autrefois postée sur le forum était Hasard.Malchance. Evitez de la transmettre à votre entourage. Cette image doit rester confidentielle. Merci de votre compréhension.
Quant à moi, je préfère rester évasive en ce qui concerne les conséquences dans ma vie d'Hasard.gif. Découvrez-les vous-même si vous le souhaitez, mais ne répandez pas le mot.


http://hpics.li/3495e77

Par ImYourEars - Publié dans : • Légendes retranscrites
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 13:36

Bonjour, je suis une fille de 16 ans et je vais vous conter mon histoire. J'ai toujours été passionnée de musique, et des forums de musique par conséquent. Je traînais toujours dessus, pour découvrir de nouveaux artistes et nourrir mon iPod. Il y avait souvent des liens de téléchargement sur ces sites. 

Je vis un sujet dont le titre était "Sensations magiques : écoutez ce mp3 [TELECHARGEMENT]". 
Ce topic décrivait un fichier mp3 qui décuplait les sens. J'avais déjà entendu parler d'iDoser, je pensais que c'était un lien de ceux-là, mais comme pour me contredire, tout de suite après ma réflexion, je lus que l'auteur disait : "ce n'est pas la drogue virtuelle et néfaste qu'est iDoser". Me voilà rassurée. Le téléchargement accompli, le fichier netsiltnod.mp3 était bien au chaud dans mon disque dur. Je décidai de le mettre dans mon iPod sans l'écouter avant. Le transfert prit beaucoup de temps, pour un fichier de seulement 3,17 Mo qui s'était téléchargé sans aucun mal. Je savais déjà que quelque chose ne tournait pas rond.
Lasse, je mis mon iPod dans mon sac en attendant le lendemain. J'avais hâte d'écouter ce fameux mp3 dans le bus.
Le lendemain, je me levai bizarrement du mauvais pied ; une splendide journée débutait pourtant. Tout me paraîssait fade. Je pris mon petit-déjeuner sans plaisir, attrapai mon sac et fonçai jusqu'à l'arrêt de bus. Je montai de justesse dans celui-ci.
Rejoignant ma place habituelle, je galérais en défaisant les noeuds de mes écouteurs. Une fois ceux-ci placés dans mes oreilles, je démarrai le lecteur mp3. Mon premier réflexe fut de sélectionner la mystérieuse chanson. M'attendant au pire comme au mieux, plus attentive que jamais, j'attendis. J'allais enfin savoir ce qu'était cette musique trippante favorite des internautes. Patiente, j'attendais. Un léger bruit s'élévait dans mes tympans. Je mis le volume au maximum. Moi qui avais toujours peur d'avoir des acouphènes, cela ne me gêna pas le moins du monde. Pour cause, toujours rien, sauf cette rumeur qui persistait. Je sentais l'arnaque. Si cela se trouvait, ces internautes avaient mis à disposition ce mp3 pour piéger, uniquement. J'étais tombée dedans comme une bleue. Mais oui, c'était pourtant logique ; quelle chanson peut dépasser les sens de l'ouïe pour sublimer tous les autres ? Un bruit blanc prit soudain le dessus sur qui ma voix intérieure qui fabulait. Deux minutes s'étaient tout de même écoulées depuis le début de la chanson. Ce son arrivait à toute vitesse à mes oreilles, il enflait, encore et encore. Il me rappelait l'ambiance particulière d'un métro qui arrive à une station ; un écho magnifique, la sublimation du rien, puis la danse des lumières, le coup de vent qui vous décoiffe, ce sentiment d'insécurité quand une masse qui vous semble informe sur le coup vous fonce dessus. Effectivement, je voyais à présent des lumières dansantes, des frissons parcoururent mon corps, et ma température corporelle chuta. La tempête, le souffle de vent interne enflait. Mes sens semblaient mis en exergue. Sur le moment je ne me rendais pas compte que des cris passés à l'envers me dévastaient les conduits auditifs. Une fois sortie de la torpeur déclenchée par cette redécouverte de mes sens par la musique, j'entendis ces décibels déchirants, au sens propre et figuré, des cris samplés sur des rires passés en boucles, des hurlements de jouissance démoniaque, qui me retournaient les yeux. Mon rythme cardiaque s'accélèra ; je n'arrivais presque plus à respirer, je suffoquai littéralement. 
Je sentais le son passer de mes oreilles à mon cerveau, rejeté jusqu'à mes narines, il coulait à présent dans mon sang, tout se confondait en moi. Soudain, la mélodie responsable de ma souffrance s'arrêta. Plusieurs voix superposées semblaient dire : "Entsil Tnod". Puis "DON'T LISTEN". Mon iPod s'éteignit. Mes yeux également. 
Je me réveillai, dans le bus, qui ne roulait plus d'ailleurs. J'étais sur la banquette arrière et tout le monde me regardait. Je me redressai brusquement. On m'expliqua que j'avais fait une crise d'épilepsie ; du moins c'est ce que les gens pensaient. Je fis des tests plus tard : je ne suis en aucun cas épileptique, mais en très bonne santé. 
Je sais que si je me suis évanouie, c'est à cause du fichier mp3 netsiltnod. Mon iPod ne marcha plus. Je dus le restaurer, ce qui effaça toutes mes chansons. Sauf une. Devinez laquelle ?
Maintenant, quand j'écoute mon iPod en lecture aléatoire, c'est comme la roulette russe. 
Si je retombe sur ce fichier, je ne sais pas ce qui m'arrivera cette fois.


Pour les plus courageux, voici le lien de la chanson :  



 



 

Bonne écoute. 
Par ImYourEars - Publié dans : • Légendes retranscrites
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 13:34

Je ne sais pas si vous connaissez le Deep Web. C'est le web qui contient toutes les pages non indexées par les moteurs de recherche. Mon explication est simple, mais y accéder est beaucoup plus complexe en vrai. Ces pages sont peut-être introuvables sur Google, mais il est possible de chercher des informations dessus si vous ne savez pas ce que c'est et que vous souhaitez approfondir le sujet. En bref, j'ai téléchargé sur le Deep Web un plug-in bien spécial.

Je sais ce que vous vous dites, connaisseurs du Deep, contrairement aux novices. Il ne faut pas télécharger dessus, il y a plein de virus, blablabla... Mais mon problème n'est pas que je suis tombé sur un virus. Le plug-in était réservé à Facebook, et au début tout allait pour le mieux : il était dit que cela permettait de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple passer du journal au mur, action impossible, en moins de deux, ou même d'avoir une nouvelle messagerie instantanée, l'explication accompagnée bien sûr de plusieurs captures d'écran qui garantissaient une certaine fiabilité... Mais lorsque je l'eus installé, rien ne se déroula comme prévu. J'étais naïf. 
Le plug-in était en réalité appelé "Hatebook". Je ne m'étais pas posé de questions en lisant le titre. Le contenu seul aiguisait ma curiosité. 
Déjà, le plug-in ne s'installa pas sur mon compte Facebook, mais sur une fenêtre à part. Le design de Hatebook était rouge clair, avec de grosses lettres blanches. Dans une pop-up, des chiffres apparurent à l'écran. Il y avait sur la fenêtre ouverte une case sélectionnable où l'on pouvait taper des lettres. J'écris au hasard : "F". Mes contacts Facebook dont le nom commençait par un F apparurent sous la case. Ne savant pas ce que je faisais, je cliquai sur le nom de ma cousine Fanny. Le compte à rebours se déclencha. La fenêtre vira soudain au rouge sang, et le bruit des nouveaux messages dans une discussion instantanée retentit, dix fois plus fort que d'habitude. Chaque seconde s'écoulant était marquée par ce son, qui devenait de plus en plus dérangeant. Il restait à présent 22h avant que le compte à rebours ne se finisse. 
En descendant mon curseur sur la fenêtre, je vis un message accompagné de deux boutons, "Oui" et "Non".
"Vous venez de lancer un défi à Hatebook. Le rendre plus complexe ?"
Curieux et excité, je répondis "Oui".  Je dus choisir un nombre entre 1 et 21. Je sélectionnai le 20. Le compte à rebours se débita de 20 heures en une seconde.
Sur mon écran s'afficha le message : "Analyse des données en cours.", suivi du lieu où habitait ma cousine, du nom du lycée où elle était, etc. J'eus un peu peur mais je me dis tout de suite que toutes ces infos étaient inscrites sur Facebook et que ce n'était pas un exploit de connaître tout ça. J'eus la présence d'esprit d'aller voir le mur de Fanny. Un statut récemment publié via son mobile indiquait qu'elle se trouvait dans un restaurant très connu dans sa ville, et qu'elle en adorait la nourriture.  9 personnes aimaient ça. Je fis de même. Je basculai ensuite sur Hatebook et j'aperçus que la position exacte de Fanny était inscrite, c'est-à-dire le restaurant dont elle parlait dans son statut. Une carte s'afficha. C'était le plan de la ville de Fanny. Deux gros points rouges étaient visibles, un qui bougeait et l'autre qui restait statique à l'endroit du restaurant. Le point se rapprochait de plus en plus de l'autre (qui devait représenter ma cousine), venant de nulle part. J'étais spectateur de l'avancement d'une personne que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve, qui allait faire je ne sais quoi avec ma cousine. Je commençai à prendre panique. Il restait 50 minutes. Qu'allait-il se passer ? Je décidai de fermer la pop-up. Mon ordinateur ne répondit plus. Je voyais encore le compteur et les minutes défilaient plus vite qu'à la normale. Le point avançait doucement, mais il atteindrait bientôt son but. J'appelai ma cousine. Une fois. Deux fois.  Trois fois et toujours la messagerie. "Putain mais qu'est-ce qu'elle fout ?? Elle a toujours son portable sur elle d'habitude !" pensai-je. Mon stress montait, tandis que je laissais un message je constatais l'avancement du point rouge, qui s'avérait encore plus rapide.
"Fanny, j'ai fait une connerie je crois, c'est dur à expliquer, tu vas peut-être me prendre pour un fou mais..."
Plus que 20 minutes, puisque le compteur défilait anormalement.
"... Prends garde à toi, mets-toi à l'abri. Ne pose pas de questions et fais ce que je te dis. Quitte le restaurant tout de suite. Rappelle-moi quand t'es en sécurité." 
Je dis ces mots d'une traite, comme pour m'en débarasser le plus rapidement possible. Pour me rassurer, je pensai que Hatebook n'était peut-être qu'un fake pour effrayer les internautes, et que j'avais réagi comme le surfeur lambda. Il fallait être plus malin que ça. Oui, c'était cela, je m'étais sûrement fait berner.
J'aurais bien voulu me complaire dans mon utopie mais les chiffres rouge sang sur l'écran me ramenèrent très vite à la réalité.
Soudain, le compteur bloqua à 10 minutes 23. 
"Ouf... ! Quelqu'un a réussi à arrêter Hatebook. Fanny est sauvée, en plus elle a dû écouter mon message et voir mes trois appels maintenant, car elle devait manger, elle va vite me rappeler, je vais tout lui expliquer, tout va bien." me disais-je. 
Malheureusement, après ce blocage, les chiffres défilèrent à toute vitesse jusqu'à atteindre 30 secondes. Une demi-minute qui s'écoula normalement. Une demi-minute durant laquelle je me sentis impuissant.
Les dernières secondes s'égrainèrent doucement. Puis le 0 fatal apparut.
Les deux points se rencontrèrent.
Il ne se passa rien durant toute une minute. Puis "Fin" s'inscrivit sur Hatebook.
Par réflexe, je remis Facebook. J'avais une notification.
"Fanny *** a posté une photo sur votre Mur."
"Quoi ? Pourquoi elle fait ça ? Quelle photo ça peut être ?" me demandai-je.
J'aurais voulu ne pas le savoir.
 Fanny avait publié, ou du moins la personne qui était sur le compte de Fanny, une photo d'elle, la tête écrasée sur la cuvette des toilettes, sûrement celles du restaurant. Le sang inondait la cabine. Ma cousine était morte et son cadavre était maintenant affiché sur mon mur Facebook. Dès la publication, beaucoup de mes amis se mirent à commenter, à dire qu'ils étaient choqués, qu'ils ne comprenaient pas ce que c'était. Ils signalèrent la photo.
Je vis dans la description de la photo : 
"Hatebook © 2012
Merci de votre confiance."
Le visage ensanglanté de ma cousine me hantait à présent. 
La fenêtre de Hatebook clignota. On me demandait un versement d'une somme astronomique par Paypal. Pourquoi ? Je venais de perdre ma cousine, la personne la plus chère à mes yeux, et on me harcelait jusqu'au bout. Les larmes coulaient le long de mes joues, j'en bus jusqu'à plus soif. Elles inondaient le clavier sur lequel je tapotais en rythme. Car oui, sans ciller, je cherchai à arrêter Hatebook. Il le fallait. Je ne me rendais pas encore bien compte de ce qui m'arrivait. Et c'est encore mon cas. Fermer Hatebook me semblait la solution. Il le prit comme un refus de paiement.
J'utilisai Tor et je fis des recherches sur le Deep Web. Sur le Hidden Wiki, le wikipédia de ce web parallèle, était inscrit en majuscule que Hatebook était en réalité un réseau français de tueurs en série. Il y avait des petits groupes de serial killer par région, et selon l'emplacement de la personne à éliminer ceux-ci se relayaient. On nageait en plein roman policier. Je me rapellai soudain de la phrase inscrite lors de l'installation : "Hatebook vous permet de couper contact avec les personnes qui compliquent votre vie." avec écrit en petit : "Une demande de suppression est payante, sous peine de représailles".
Payer ces gens pour avoir tué ma cousine... Et puis quoi encore ? Malgré cela, c'était quand même moi qui avait ordonné ce meurtre.
Une pop-up s'ouvrit. Le compte à rebours. J'avais refusé de payer, j'allais devoir, sans jeu de mot, en payer le prix. Ma ville était inscrite sur la fenêtre.
Je supprimai vite sur Facebook la précision d'où je me trouvais. Rien à faire, la carte était déjà apparue, avec un point qui devait me symboliser, moi, la proie, et l'autre qui arrivait.
A l'heure où j'écris ce texte, le compte à rebours indique qu'il me reste 1 heure. 
J'espère juste que mon cadavre ne sera pas affiché sur mon mur Facebook.
Faites attention aux informations que vous laissez sur votre compte de réseau social. N'importe qui pourrait les utiliser à des fins malsaines. 
N'installez jamais Hatebook. Le mur de Fanny est devenu un musée des horreurs. Le tueur continue encore de poster des photos de son cadavre, prises dans différents angles de vue. Si Hatebook ne me retrouve pas, je ferai tout pour fermer le compte de ma cousine, afin qu'elle garde une certaine dignité.

Par ImYourEars - Publié dans : • Légendes retranscrites
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 18:41

C’est un soir ou j’aurais du sortir avec ma petite amie. Elle ne demande pas grand-chose, mais je ne me sens pas d’attaque à aller dans un bar ou dans un club cette nuit. Je me suis quand même forcé à accepter, je lui dois bien ça après tout. Seulement, elle veut aller dans une boite à 50km de là ou j’habite et il est hors de question de faire tant de bornes, juste pour danser un peu et revenir. Je tente de lui expliquer tant bien que mal, rien n’y fait. Elle prétend que l’on ne fait jamais ce qu’elle veut, alors que c’est faux. Ce soir, j’étais prêt à sortir alors que je suis lessivé et que je n’ai rien mangé. J’ai juste eu le temps de prendre une douche et de m’habiller pour passer la soirée avec Melissa. 

Elle me lance un  « Je te déteste » et part en claquant la porte de la maison. Et bien soit, je resterai seul ce soir. J’ai d’ailleurs envie de rejouer à mes vieux jeux tout à coup. Ma Ps One est branché dans ma chambre, je vais en profiter. J’ouvre la petite armoire ou je range mes consoles et autre et sort un tas de boites à moitié cassées. Tomb Raider, Gran Turismo, Resident Evil 1 Director’s Cut, Resident Evil 3: Nemesis... Resident evil 2. Je prends ce dernier et ouvre la boite. Les CD-Rom étaient dedans avec une carte mémoire rouge qui tombe sur le sol. Elle n’avait jamais fonctionné depuis le jour ou je l’avais trouvé. Peu importe, je vais quand même l’insérer dans la console. Le disque de Léon dedans, j’allume et vais m’asseoir sur mon lit. Le logo PS One et tout le bazar Capcom et autre défilent sans problème. Une fois dans le menu, je sélectionne Charger une partie. Et là, à ma grande surprise, la console cherche à lire la carte mémoire et y arrive. Plusieurs sauvegardes de Resident Evil 2 sont là ! Le type qui a perdu sa carte jouait aussi à ce jeu. D’un coté, pas étonnant, il est tellement bien. Il y avait des sauvegardes de Claire et de Léon. Et puis, une autre tout en bas, sans nom, juste avec un texte disant : Salle de torture. Bizarre, la seule salle de torture du jeu n’avait pas de machine à écrire pour sauvegarder. Ça promet. Je choisis cette sauvegarde.

Le jeu ne se lance pas, il me dit de changer de CD-Rom. Cependant, au lieu de me dire « Partie de Claire », il écrit « Partie de Ms. Warren ». Or, jamais je n’ai entendu parler de ce personnage, mais je ne demande qu’à en savoir plus sur le jeu. Ce soudain intérêt pour cette Ms. Warren s’estompe très vite, car je me souviens que je n’ai que deux CDs, un pour Claire et un autre pour Léon. Je me lève de mon lit et vais d’un air dégouté vers ma console pour l’éteindre. Et au moment où j’allais appuyer sur le bouton, j’entends au-dessus de ma tête un son de validation, celui qui vient lorsque l’on charge une partie ou que l’on sélectionne un objet dans l’inventaire. Je lève les yeux vers ma télévision, l’écran  était noir. Cela dura quelques secondes, puis la musique vint sans l’image, comme elle le fait toujours et me perça les tympans. Vous savez, c’est cette musique à l’instrumental vif et stressant qui joue quand Marvin se change en zombi. Je sursaute aux premières notes, le volume était bien trop élevé. Je me précipite vers mon lit pour attraper la télécommande et baisser, manette toujours en main. Le son à présent diminué, la musique s’arrête peu après net, un texte s’affiche en police de machine à écrire : « Angelica Warren, 1972-1998». Là, j’ai peur, sincèrement, et je prends l’analog à deux mains en le serrant fortement entre mes doigts, comme si j’avais subitement une envie incontrôlable de jouer. Pourtant, je ne souhaitais qu’une chose : me relever et couper la console. Me relever ? Je m’étais assis sans y faire attention. Les choses malsaines commençaient. Ce texte restait là, affiché sur fond noir en lettres blanches et fantomatiques. Rien ne se passait, et c’était tant mieux, je ne voulais pas en savoir plus finalement. J’ai attendu un instant que mon rythme cardiaque ralentisse. De toutes les fois ou j’avais joué, celle-ci était la pire, celle ou j’avais le plus peur. J’appuie sur X... le bruitage de validation... encore... et le texte qui disparait. A nouveau l’écran vire au noir et j’entends le son qui vient quand on lit un document dans le jeu, ce bruit de papier légèrement froissée. Mon visage perdit de sa couleur. L’image de la fille du maire morte sur le bureau de Brian Irons s’affiche, l’image du visage en basse qualité du jeu qui vous fait frissonner rien que par la qualité merdique des graphismes et la scène morbide qu’elle représente.

Je sentais la crise d’angoisse monter en moi. J’étais paralysé, terrorisé par cette femme de pixels à la robe blanche maculée de sang. C’est décidé, je vais éteindre la console cette fois. Je lâche la commande sur le sol et me presse vers l’appareil. C’est là que j’entends encore ce bruit de papier chiffonné. Je n’ose pas lever les yeux, je ne veux pas voir. Je n’ai plus la manette en main, mais le jeu a quand même agi seul, comme s’il était possédé. Je suis figé, le corps penché vers l’avant, le doigt à quelques centimètres de l’interrupteur seulement. J’eus la sensation que l’écran était plus obscur, comme s’il était passé à nouveau au noir. Et dans un élan de courage ou de folie, je lève la tête vers la télévision. Plus rien... juste un écran noir, en effet. Je suis planté devant mon écran, debout, les mains tremblantes et le cœur qui veut sortir de ma poitrine. Je le regarde, méfiant, je tremble, et j’ai froid, très froid. Encore ce bruit, et l’image suivante me fit hurler à m’en rompre la gorge. La photo d’un cadavre, un vrai cette fois... Elle était de mauvaise qualité, mais je distinguais suffisamment de détails. C’était une femme, dans la même position, qui avait la même couleur de cheveux, les mêmes vêtements, la même blessure que l’image précédente, avec en arrière-plan, des vêtements de femmes. La photo avait été prise de nuit, certainement par la personne qui avait trouvé le corps.

Je tombe en arrière, glacé par ce que je venais de voir. Je mets les mains devant ma bouche. Le vent soufflait toujours aussi bruyamment. On aurait dit une plainte qui venait de l’extérieur. Je ne sais pas quoi faire. Je tremble de tout mon long en voyant cela. J’en étais presque à pleurer pour que ma copine revienne et que j’essaie d’oublier ce que j’avais vu.  Mais Melissa était partie depuis au moins 10 bonnes minutes. Que faire ? L’appeler et la supplier de revenir ? M’excuser de mon attitude ? Je préférais le faire plutôt  que de rester seul.

Mais avant ça, il me faut éteindre cette maudite Ps One.

Je me penche et appuie vivement sur le bouton d’arrêt. A ma grande horreur, la LED verte reste allumée et le jeu réagit par un son grave, comme celui d’une chaine télévision qui bug. Je lève les yeux vers mon écran, l’image avait changé. On avait photographié le visage du cadavre de près, il affichait la même expression que celle de la fille du maire : les yeux clos, un sourire effrayant et une peau blême.

Je panique.

J’appuie encore une fois. La télévision refait le même bruit. L’image change. Cette fois-ci, on avait photographié le ventre massacré de la victime. Le tissu blanc éventré était ouvert et laissait paraitre l’entaille profonde et sanglante découvrant les organes. Au bas de la photo, on pouvait apercevoir un texte dont je ne souviens plus, car écrit trop petit et l’image étant de trop basse qualité. Il faut dire que j’étais tellement choqué par ce que j’étais en train de vivre que ce détail n’avait aucune importance. Peut-être m’en rappellerai-je plus tard.

Encore une fois, encore une autre photographie... celle d’un poignet lacéré, la chair encore écarlate à ce niveau-là. Celle-ci aussi avait une inscription au bas dont je ne me rappelle pas. Mais je sais qu’elle se ressemblait : même emplacement, environ la même longueur et je suis presque certain que les caractères se ressemblaient également.

Je mets un grand coup de poing dessus. Le jeu saute et l’écran redevient noir mais la LED reste allumée. Je respire bruyamment et de manière saccadée. J’ai peur. Et maintenant la pièce n’est plus éclairée du tout. Le silence m’angoisse, l’obscurité aussi, sans parler de tous ces bruits que l’on entend lorsque l’on est seul chez soi. Je ne suis juste pas sûr d’être seul. Je ne sais plus ou est mon téléphone, je ne m’en souviens pas. Melissa, reviens, je t’en supplie.

Je tourne dans la pièce, j’essaie de m’orienter par rapport à la LED, de tâter mon lit, ma commode, mon bureau pour trouver cette saleté de téléphone. Et pendant que j’ai le dos tourné, je sens derrière moi s’éclaircir l’écran. Pas beaucoup, certes, mais suffisamment pour me glacer. Je me suis redressé, comme si on m’avait mis un bâton là ou vous savez. Je me retourne... Et là, l’horreur... « Melissa Cetković, 1991-2010 ». Je n’attends même pas, je frappe la télévision d’un grand coup de poing. L’écran éclate, cela fait une étincelle gigantesque. Les secondes passent, j’essaie tant bien que mal de me calmer, mais ce que je venais de lire m’avait traumatisé au plus haut point.

Environ 10 secondes plus tard, mon téléphone vibre et s’allume. Il était sur le sol, à coté de mon lit. Je réagis immédiatement et me précipite pour l’attraper. Je me mets à genou pour le saisir. J’ai tout de suite pensé que c’était elle. J’en étais tellement content que je tremblais et n’arrivais pas à l’attraper. L’écran était tourné vers le sol. Quand je l’ai retourné et que je l’ai pris dans ma main (je n’aurais jamais du le retourné. Pourquoi ai-je fais ça ?), j’ai cru mourir. Sur mon téléphone, en plein écran, une image était affichée, celle de Melissa morte par terre, dans une robe blanche, le ventre ensanglanté. Derrière elle, il y avait ces vêtements, éparpillés un peu partout. Au bas de l’image, il y avait cette phrase : Je te déteste...

Par Krome - Publié dans : • Légendes retranscrites
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